mardi, 03 mai 2016 05:10

WhatsApp, inaccessible pendant trois jours au Brésil

    C'est au Brésil que dernièrement, la messagerie instantanée la plus populaire au monde a été rendue inaccessible suite à une décision de justice. En effet, le célèbre WhatsApp avait été interdit pour une durée de trois jours.

    Cela se passe comme ça quand une enquête est ouverte et pas plus tard que le mois dernier c'était déjà son principal concurrent, Facebook qui voyait la justice Brésilienne fondre sur lui, pour arrêter l'un de ses dirigeant. L'information avait alors fait le tour de la planète. Mais voyons aujourd'hui, pourquoi WhatsApp a été bloqué pendant 72 heures, laissant ses utilisateurs dans le noir complet alors même qu'il s'agit de la messagerie la plus utilisée au Brésil.

    La raison de ce blocage

    La messagerie instantanée très populaire au Brésil, avait en fait refusé de communiquer des informations dans le cadre d'une enquête, alors même qu'elle les détenait via sa messagerie, concernant des participants à un trafic de drogue.

    C'est un juge de la région du Sergipe, région située dans le Nord-Est du pays, qui a lancé et ordonné  à tous les opérateurs de téléphonie fixe de tout le pays de bloquer la messagerie instantanée WhatsApp pour le motif : "Rétention d'informations dans le cadre d'une enquête."

    L'Agence France Presse, sur place a obtenu une déclaration du Porte-parole du Tribunal du Sergipe. Il déclarait le 2 Mai 2016 :

    "Le blocage complet de la messagerie WhatsApp a été ordonné dès ce Lundi, et ce, à partir de 14 heures".

    Ere numérique et objets connectés obligent, le tribunal du Sergipe a même publié sur sa page Facebook officielle, un communiqué expliquant qu'en fait,  l'application était bloquée puisqu'elle avait refusé de transmettre des informations importantes dans le cadre d'une enquête ouverte, concernant une bande de trafiquants de drogue.

    Le secret est bien gardé via ces messageries

    En effet, le juge fut obligé de recourir aux services de la police fédérale, avec le soutien du parquet local pour pouvoir demander la levée du secret concernant des messages directement liés à l'enquête.

    Ainsi les cinq opérateurs Brésiliens respectivement : Oi, TIM, Nextel, Claro et Vivo ont donc reçu un ordre judiciaire. Ce dernier a été respecté. En effet, les opérateur encours une ammende de plus de 120 000 Euros par jour s'ils refusent de bloquer l'application.

    Qu'en dit le concerné ?

    Pour le moment c'est silence et bouche bée du côté de WhatsApp qui n'a toujours pas émis d'avis ou de communiqué concernant cette affaire. Ce que l'on sait via Facebook, c'est que l'application la plus utilisée au Brésil, ne se prononcerait pas pour le moment.

    Zoom sur l'affaire

    C'est ce juge même de la région du Sergipe, M. Marcel Montalvao qui avait déjà ordonné, au mois de Mars 2016, l'arrestation si médiatisée de l'un des dirigeant de Facebook. Diego Dzodan était alors vice-président de Facebook pour  le continent de l'Amérique latine.

    Le concerné avait alors été interrogé à São Paulo début Mars suite à son arrestation. Avant cela, il avait refusé plusieurs fois de divulguer des informations importantes dans le cadre d'une enquête sur  une bande de trafiquants de drogue du Sergipe. C'est cette même bande qui communiquaient par le biais de la messagerie instantanée WhatsApp.

    En sus de cela, WhatsApp quant à lui, pendant ce temps, n'arrêtait pas d'affirmer qu'il ne possédait aucun serveur au Brésil. Il disait donc ne pas garder de trace des conversations des fameux trafiquants.

    Par ailleurs, en Décembre 2015, WhatsApp avait déjà été bloqué durant une demi-journée pour ces mêmes motifs soit rétention d'informations concernant une enquête en cours. Cette mesure avait déplu aux utilisateurs et ils étaient des millions à se dire "révoltés par cette mesure extrême".